Mardi 26 janvier 2010
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Par Titou
Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Anneso. Ce qu'elle en a pensé c'est ICI! The picture of Dorian Gray était à la base un livre à lire pour le challenge
English Classics organisé par Karine. Il fait également partie du challenge
Livraddict.
Un jeune homme à la beauté telle qu’il désirerait pouvoir la garder pour toujours !
Quel souhait, Dorian Gray n’a-t-il pas formulé là…
Quel classique The Picture of Dorian Gray n’est-il pas non plus… Cela ne facilite d’ailleurs pas la tache de la critique. Nous ne sommes pas dans le contexte de l’époque et de nombreuses
analyses ont déjà été faites. L’unique roman d’Oscar Wilde s’est installé depuis bien longtemps dans ces chefs d’œuvres qui inspirent encore et toujours, que l’on prend plaisir à découvrir
ou à redécouvrir.
C’est un livre qui prend son temps et qui demande donc au lecteur d’être attentif, de fumer chaque mot, chaque phrase, de voir ce qu’il s’en dessine dans notre imagination.
Quand Bazil peint Dorian Gray, il sait qu’il réalise le chef d’œuvre de sa vie. Quand Harry rencontre Dorian Gray, il
sait qu’il va en faire le sien…
Ce qui ressemble à un triangle amoureux va devenir l’impasse dans laquelle un homme va jeter. Synonyme d’une vraie âme pour l’un et d’un dévergondage pour l’autre, les deux êtres perçus de lui
vont se croiser, l’emmener dans un monde merveilleux mais aussi dans de noires contrées. De l’extérieur, nous assistons à sa plongée inconsciente dans la partie obscure de son ambition. La
création d’Harry se métamorphose à l’intérieur, laissant alors s’accentuer sur la toile ce qu’aux yeux de Bazil, est devenu son modèle. Si Harry s’amuse trop à briser les conventions, Bazil y est
sûrement trop à cheval. Mais l’entre deux qu’il laisse, techniquement, à Dorian, devient vite inaccessible. Entre regret et dégoût, le personnage de Gray est porteur de message, d’une philosophie à travailler.
Hormis quelques longueurs et l’irritant Harry qui a réponse à tout et forge ses idées dans des paragraphes hallucinants, l’élégance de Wilde jouit de pouvoir s’exprimer dans une telle entreprise
derrière laquelle un peu de l’écrivain se dévoile.
The Picture of Dorian Gray : Matière à intuition increvable, une plume à déguster, à regarder comme une toile pour y trouver au fur et à mesure ou, à chaque fois, encore un peu plus de
beauté et d’inspiration.

Présentation de l'éditeur : (édition Flammarion)
Que c'est triste ! Je vais devenir vieux, horrible et épouvantable. Mais ce portrait, lui, demeurera toujours jeune. [...] Si seulement c'était moi qui devais rester éternellement jeune et le
portrait qui devait vieillir ! Pour cela, je donnerais tout ! [...] Je donnerais mon âme ! Toute l'intrigue de l'unique roman d'Oscar Wilde est en germe dans ce vœu aux accents de pacte faustien.
Dorénavant, Dorian Gray ne vieillira plus : c'est son portrait qui portera les
stigmates de son âge, de ses vices et de ses crimes.
En 1890, lorsque paraît Le Portrait de Dorian Gray, les adjectifs ruissellent sous la plume des critiques pour crier à l'immoralité : lascif,
pernicieux, répugnant, empoisonné, le livre respire une atmosphère " chargée des odeurs méphitiques de la putréfaction morale et spirituelle ". Mais pour Wilde, la qualité du
style est le seul critère pour juger d'une œuvre : " Il n'existe pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. Voilà tout. "
Publié dans : Livres étrangers
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