Lundi 30 novembre 2009
Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Points proposé sur le forum Livraddict. A Girl from Earth l'a lu avant moi et
avait été déçu de ce troisième roman qu'elle découvrait de cet auteur. (Voir son billet
bien moins acéré que le mien) Personnellement, cela a été une grosse décéption. (Oui un style qui n'est vraiment pas fait pour moi) Il paraît que l'auteur en a écrit des meilleurs, il
faudra que je test!
En bref, je dirais que j'ai trouvé ce roman fade malgré le style recherché et l'enquête qui auraient pu se donner rendez vous dans un bon polar très noir. Il y a donc du pour et du contre.
En bref, je dirais que j'ai trouvé ce roman fade malgré le style recherché et l'enquête qui auraient pu se donner rendez vous dans un bon polar très noir. Il y a donc du pour et du contre.
Une fois refermé, Perdre est une question de méthode
est d'une déception égale à son pouvoir de séduction. L'enquête résumée en quatrième de couverture est attirante au moment du choix de la lecture mais s'avère sans aucune surprise. L'immersion dans
Bogota commençait bien, les décors étaient crus et les personnages ne tombaient pas dans la caricature. Malheureusement, l'investigation devient rapidement et simplement une excuse à des scènes de
coucheries et à des injures dont le gras ne cesse de s'épaissir au fil des pages, décrédibilisant ainsi les dialogues.
En plus des lourdeurs décourageantes, les changements de personnages et de lieux soudains d'une ligne à l'autre
créent une incompréhension faite pour durer. Il faut passer la moitié du roman pour s'être
habitué à ce rythme et aussi repérer un peu mieux les personnages. dont les noms sont crachés dans tous les sens. La mise en page immobile fait facilement perdre le cours des évènements signés
d'une intrigue plate qui plane. Une impression de grande affaire naît au début du livre mais c'est comme si le lecteur savait tout depuis le début. De plus, l'histoire d'amour en parallèle est ni
romantique ni constructive. Tout comme les autres moments de vie privée piochés par ci par là, elle ne crée ni ne complète de portrait psychologique vraiment pertinent. Ajoutons un souci quant à
recevoir l'humour décelé par Lire.
Pourtant désireux d'installer mystère et ambiance, Perdre est une question de méthode s'ancre trop
vite dans son registre cochon malsain qui freine le loisir et l'envie de s'y intéresser. Il laisse derrière lui une vision bien trop désabusée de thèmes exploités, trop de
pittoresque tue le pittoresque.
Présentation de l'éditeur :
Victor Silampa tient la rubrique des faits divers d’un quotidien
colombien, il est aussi détective privé et très amoureux de Monica. Il enquête sur l’identification d’un cadavre horriblement empalé et crucifié, en compagnie
d’un petit fonctionnaire doté d’un grand bon sens qui recherche son frère disparu. Couple don quichottesque, les deux hommes fréquentent une communauté naturiste et mettent à jour la corruption
ordinaire de toutes les grandes métropoles.Avec un grand sens de l’humour et du dialogue, l’auteur construit un héros mélancolique, amoureux à la fidélité fragile, qui perd méthodiquement sa vie personnelle à lutter contre les puissants. Une vision désenchantée de l’amour et du pouvoir.
Par Tit'
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Publié dans : Livres étrangers
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Communauté : Salon Lecture
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